<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851</id><updated>2012-02-21T13:43:42.845-08:00</updated><title type='text'>Palabres buissonnières</title><subtitle type='html'>Rien de précis, des mots, des mots en zig-zag, des mots de travers, des mots ronds, des  demi-mots, des ressentis, des coups de foudre etc......
Bref, le blog de Pascal Goetzinger</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851.post-1718244484340535861</id><published>2012-02-07T03:58:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T04:08:40.341-08:00</updated><title type='text'>LE FJORD</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-awf4LNlh1xU/TzETzRpS8_I/AAAAAAAAADg/A8Nqe8e4JhI/s1600/geirangerfjord4.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-awf4LNlh1xU/TzETzRpS8_I/AAAAAAAAADg/A8Nqe8e4JhI/s200/geirangerfjord4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706363974485996530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'attends au bord du fjord de Geiranger. Le fjord, cette scarification dans le relief nordique, ce coup de griffe d'un géant ivre. Une force tranquille émane de ces eaux grises et terriblement profondes. Cette bulle qui crève à la surface provient-elle du hoquet d'un monstre tapi dans les méandres granitiques ou d'une bribe de légende scandinave libérée ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, sans-serif;font-size:85%;"&gt;La fille attend, assise sur une sorte de rondin qui surplombe l'eau. Ses jambes sont nues en dessous de sa mini jupe malgré la fraîcheur du matin. Elle les balance nonchalamment sur un rythme lent,  désordonné et regarde le mince filet crénelé qu'a tracé un poisson curieux en venant butiner la surface de sa bouche lippue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Je la connais. Elle était à Brest, à Constanza, sur les berges de la Seine, accoudée à un parapet sur le port de Lisbonne, allongée au bord du Mekong,. Elle est partout où je vais. Et sans me porter un regard, balance ses jambes pour que le temps ne se suspende. Elle n'est ni blonde ni brune. Elle est celle qui m'attend. Sa tranquillité me rassérène. Elle est la fille des rivages. Elle accompagne le ressac, l'onde légère des eaux tranquilles, les risées frissonnantes. Lorsque je la regarde, je sais que je vais bien. Elle est la fille du ponton de bois qui avance sur la mer, la figure de proue aux jambes fines et nues. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Ce matin, près de Bergen, dans le calme de mai, elle attend à mes côté qu'un improbable ferry nous sauve du gouffre aqueux et nous porte sur l'autre rive. A quoi ressemblons-nous, vus du fond du Fjord? Deux silhouettes vagues et tremblotantes posées sur un ciel polymorphe. Sommes-nous des proies espérées pour les créatures du grand fond ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Un gobe-mouche, anachronique et pressé, passe dans un vol fébrile et disparaît derrière des feuillages aussi vite qu'il est arrivé. La fille ne l'a pas vu ou a feint de ne pas le voir. Elle s'affaire à lisser son genoux d'un geste léger et répétitif, comme une mariée repasserait son voile de tulle le matin du grand jour. Je la guette du coin de l'oeil, sans tourner la tête, de peur qu'elle ne s'interrompe. Elle courbe sa paume et emprisonne sa rotule avec sensualité puis glisse lentement la main vers le bas des jambes à plusieurs reprises. Le temps s'étire. Puis l'eau vibre imperceptiblement. La vibration se fait clapot. De petites vagues s'ordonnent dans un chahut maîtrisé. Le fjord frissonne d'une rive à l'autre comme une vieille cicatrice se réveille. La fille a levé la tête. Un nuage boursouflé a porté l'offrande d'une ombre sur le débarcadère. Une masse grinçante approche, levant une vague à l'étrave, défiant le rivage. A quelques mètres du quai, la chose métallique vrombit dans un baroud d'honneur puis accoste avec une douceur surprenante. Je me tourne vers la barrière de bois. La fille a disparu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous aimez ce texte, merci de cliquer sur le "f" de Facebook ci-dessous afin de partager celui-ci avec vos amis ou de laisser un commentaire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5085921242010685851-1718244484340535861?l=pgoetzinger.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/1718244484340535861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2012/02/le-fjord.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/1718244484340535861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/1718244484340535861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2012/02/le-fjord.html' title='LE FJORD'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-awf4LNlh1xU/TzETzRpS8_I/AAAAAAAAADg/A8Nqe8e4JhI/s72-c/geirangerfjord4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851.post-6576380902127525394</id><published>2012-01-16T20:18:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T04:08:54.543-08:00</updated><title type='text'>Rééducation post traumatique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-nZuj4VKpnwA/TxT5OXY_5SI/AAAAAAAAAC8/R0Nw2cL0mf8/s1600/inspiration.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 132px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-nZuj4VKpnwA/TxT5OXY_5SI/AAAAAAAAAC8/R0Nw2cL0mf8/s200/inspiration.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698453453722871074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Recommencer à écrire après une longue pause de feuilles blanches et silencieuses comme une banquise papetière, c’est un  peu réapprendre à marcher après une fracture ouverte. Une rééducation s’impose. Il faut doser ses efforts. Lâcher quelques mots, poser son stylo, reprendre son souffle. Chaque phrase est un col à gravir. On s’arrête à mi-pente, juste après la virgule, le cœur battant et la syllabe en bataille. On regarde en arrière le chemin parcouru depuis le dernier point-virgule. On grimace. A peine deux adjectifs et un verbe ? Et encore, un verbe ordinaire, industriel, sans étoffe, voire un auxiliaire roturier. Allons ! Il ne faut pas se décourager. On cligne des yeux en regardant vers le sommet ce point final qui semble nous narguer et nous obsède. Déjà, on monte la deuxième partie de la phrase en danseuse, les fesses en suspension au dessus de la chaise. On serre les dents. Tenir le coup. Au moins jusqu’à la prochaine métaphore. Le souffle est court. Le stylo tremble et bave un peu sur les accents, graves comme des sourcils tristes. Une pause. On suce le bouchon du stylo pour y puiser réconfort ou gagner quelques secondes. Et puis, plus rien. Les lignes vides nous donnent le vertige, nous hypnotisent. Elles affichent leur linéarité sans vergogne, sans fantaisie, sûres de leur fait. On est alors prêt à baisser les bras, à abandonner un combat par trop inégal. Le stylo patine à l’intersection d’une ligne montante et d’une horizontale. Il laboure le croisement en lâchant quelques gouttes d’encre. Reprend sa route. Bute sur la rectitude d’un « I », se couche un instant aux pieds d’un « T » martial et titube jusqu’au premier point d’interrogation courbé de compassion.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Temps mort. Points de suspension. Repos de récupération. On en profite pour fourbir son passé simple et quelques participes d’apparat. Il est temps de repartir. Déjà, le rythme est moins haché. Une parenthèse aux rondeurs avantageuses nous revigore. Deux trémas jumeaux, accoudés au balcon bretonnant d’un Gwenaël nous encouragent. L’encre file maintenant bon train. Se rit de la concordance des temps. S’épaissit légèrement à l’approche d’une double consonne sans sécher pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La victoire est à portée de plume. Plus que deux redoutables verbes du troisième groupe, l’air faussement bon enfant. Il faut feinter, mettre les sournois à l’infinitif et contourner ainsi l’obstacle. Les petits carreaux de la page défilent comme les poteaux de caténaires d’une ligne à grande vitesse. Pronominaux, conjonctions de coordination sont avalés sans coup férir. On touche au but. Mais c’est compter sans cette satanée crise d’hypo-inspiration qui vide l’esprit et fige la main à quelques millimètres de la feuille avec la soudaineté d’un milan fondant sur un mulot morvandiaux. Pourtant l’issue n’est qu’à un jet d’encre mais la plume se raidit, se rétracte, refuse, bout au vent, puis finit par abattre, raclant la surface blanche et lisse. Dans un bruit de Niagara, l’homme déchire la feuille, la compacte, la réduit à une sphère ridée comme une centenaire mongole et lance la boule de mots en vrac vers la poubelle ajourée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous aimez ce texte,  merci de cliquer sur le "f" de Facebook ci-dessous afin de partager celui-ci avec  vos amis ou de laisser un commentaire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5085921242010685851-6576380902127525394?l=pgoetzinger.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/6576380902127525394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2012/01/reeducation-post-traumatique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/6576380902127525394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/6576380902127525394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2012/01/reeducation-post-traumatique.html' title='Rééducation post traumatique'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-nZuj4VKpnwA/TxT5OXY_5SI/AAAAAAAAAC8/R0Nw2cL0mf8/s72-c/inspiration.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851.post-4276282104204335970</id><published>2012-01-13T03:57:00.001-08:00</published><updated>2012-02-07T04:09:24.182-08:00</updated><title type='text'>La banquise rétrécit</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-r6dgtt580o0/TxAcZJ_aE0I/AAAAAAAAABo/GJ80DeZqV24/s1600/ours-polaire.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 178px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-r6dgtt580o0/TxAcZJ_aE0I/AAAAAAAAABo/GJ80DeZqV24/s200/ours-polaire.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5697084747127853890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'ai deux images en tête ce soir. Celle de cette minuscule araignée qui arpente en propulsion octo-pattes la froide étendue blanche de la baignoire. Vaine progression sur les parois sans aspérités, aussi glissantes et aseptisées qu'un couloir d'hopital psychiatrique construit sur la face nord du Nanga Parbat. J'ai peur d'une allégorie. Moi qui ne suis que bipède, comment pourrais-je faire mieux que cette aranéide opiniatre qui inlassablement tente de reconquérir son Everest. Ais-je un avenir ou suis-je inexorablement condamné à agiter frénétiquement mes huit neurones dans un jeu qui me dépasse et où les dés sont pipés ?&lt;br /&gt;La solution ne réside-t-elle pas dans la possibilité de changer le design de la baignoire en donnant une rugosité aux parois, n'en déplaise aux normalisateurs ? "Sky is the limit".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs certains parviennent à relever les défis et à se dépasser. J'ai ainsi appris que le ministre de l'intérieur - c'est quoi un ministre de l'intérieur, est-ce un ministre de l'intime, un violeur de consciences, un plombier du cortex, le libellé du titre fait frémir - se félicitait&lt;br /&gt;du nombre de reconduites à la frontière pour l'année écoulée. Trente deux mille petites araignées qui avaient réussi à quitter les fonds de basse fosse de leur détresse subie ont sans doute eu la chance de prendre pour la première fois l'avion. Certes en classe touriste mais tout de même. Et pensez vous qu'elles aient remercié le voyagiste ?! Ces miséreux sont d'un mal élévé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre image, pas si éloignée que cela de la première, est celle d'un ours blanc planté sur ses quatre pattes et isolé sur un glaçon géant à quelques centaines de kilomètres de l'archipel du Spitzberg. Il ne sait pas que la banquise se rétrécit, il ne sait rien du réchauffement climatique, il n'a jamais entendu parler du GIEC, il ne connait même pas Michel Drucker et pourtant...Il est juste un ours 'on the rocks' voué aux courants de l'océan glacial arctique, un flocon flottant aux rêves d'accostage sur des rivages accorts. Encore une fois j'y lis l'allégorie liée. Tiens, une allitération ! Comme tombe une première goutte de pluie d'automne. La banquise est ma liberté mon espace vital. Je veux pouvoir arpenter son immensité sans censeur des séracs, tracer une fine ligne si petite qu'un manchot empereur qui la suivrait, les ailes plaquées au dos à la manière d'un vieil inspecteur des écoles surveillant le certificat d'études, la prendrait pour une trainée d'étoile. Je veux ma liberté boréale par moins quarante degrés plantigrades. Je veux que toutes les araignées obstinées que nous sommes, glissions sans entrave entre les moraines bleutées à la recherche de notre Nord vrai, notre cap d'espérance. Et il est là, juste au bout, il suffit de tendre la main pour le presque toucher. Non la banquise ne rétréciera plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous aimez ce texte,  merci de cliquer sur le "f" de Facebook ci-dessous afin de partager celui-ci avec  vos amis ou de laisser un commentaire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5085921242010685851-4276282104204335970?l=pgoetzinger.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/4276282104204335970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2012/01/la-banquise-retrecit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/4276282104204335970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/4276282104204335970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2012/01/la-banquise-retrecit.html' title='La banquise rétrécit'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-r6dgtt580o0/TxAcZJ_aE0I/AAAAAAAAABo/GJ80DeZqV24/s72-c/ours-polaire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851.post-5370633536385944491</id><published>2011-12-21T07:00:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T04:09:55.474-08:00</updated><title type='text'>Mon agence de notation</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voilà, ça y est ! C'est décidé. J'abandonne mes activités actuelles peu lucratives et je me lance. Je monte mon agence de notation. Mais attention, je ne vais pas faire dans le sélectif ou le catégoriel. Non, je compte noter tous azimuts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ainsi je commencerai par dégrader le KuKuxKlan (KKK) qui perdra son troisième K et deviendra le KK, ce qui, reconnaissons le, fait beaucoup moins classe. Je m'attaquerai ensuite aux agences de notation elles-même que je traiterai de triple buse. Notation certes un peu désuète mais qui pourrait illustrer le côté 'rapace' de ces institutions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et puis, tel le loup excité par le sang de sa victime, je me mettrai à dégrader à tout va. Les sacristains veules, les bouchers hydropiques, les maîtres nageurs en eaux troubles, les dissidents renégats, les chefs d'orchestre manchots, les politiciens menteurs auxquels je décernerai le triple salto arrière, les représentants en paratonnerres, les barmen tachycardiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je déchiquetterai des pans entiers de notre société. J'évaluerai les musiciens avec des notes bleues, les chauffagistes avec des notes de frais, les restaurateurs avec des notes de service. Et puis allez, j'épinglerai les écrivains mous par des notes de bas de page et les poissonniers par des notes de synthèse.   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je décernerai le Kim-Jong-Il spécial aux affamés de pouvoir, le Golden Ben Laden aux intégristes de tous poils et le BHL-qui-brille aux arrogants traders. Sans oublier un DSK++ aux néo-machos.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voilà ! Je pense avoir fait le tour pour cette année et peux aller fêter Noël avec la satisfaction du travail accompli.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez ce texte,  merci de cliquer sur le "f" de Facebook ci-dessous afin de partager celui-ci avec  vos amis ou de laisser un commentaire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5085921242010685851-5370633536385944491?l=pgoetzinger.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/5370633536385944491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2011/12/mon-agence-de-notation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/5370633536385944491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/5370633536385944491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2011/12/mon-agence-de-notation.html' title='Mon agence de notation'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851.post-1382869797243131844</id><published>2011-12-20T01:54:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T04:10:16.347-08:00</updated><title type='text'>En mal d'ondes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-3B2Vcqv7MV4/TvBh_DzKCxI/AAAAAAAAABc/-mFbjJRh1rI/s1600/antenne.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-3B2Vcqv7MV4/TvBh_DzKCxI/AAAAAAAAABc/-mFbjJRh1rI/s200/antenne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688154065348463378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce soir je regarde ma télé. Et quand je dis que je regarde ma télé, je veux dire que je regarde l'objet, inerte, éteint, silencieux. Car depuis le 29 novembre ma télé s'est tue et oppose à mon regard un silence lourd et obsédant. Et oui, le Languedoc, dernière région à avoir résisté à la modernité, vient de passer au numérique murant ainsi notre doux foyer dans le silence cathodique. Les quelques tentatives de mise en route s'étant soldées par une œuvre pointilliste et chuintante, j'ai condamné le bouton marche-arrêt à l'inaction à perpétuité.   &lt;/span&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Assis dans l'angle du canapé comme le promeneur polyglotte investirait l'anse paisible d'un bras de rivière aux fins fonds du Mato Grosso, mon regard s'attarde sur l'antenne qui jouxte le bocal à images. L'appendice métallique est rélié au téléviseur par un cordon noir et austère, dessinant dans l'espace une courbe molle. Au dessus d'une sorte de raquette grillagée se dressent ses deux antennes.  Pointées en direction d'Alpha du Centaure, elles furent, aux belles heures des signaux analogiques  hertziens, la garde avancée de nos soirées, piégeant dans leurs austères érections les images et les sons flottant dans l'éther. Devenues inutiles, elles gardent cependant le port altier des vaincus qui refusent de rendre les armes et dans leur structure la mémoire des milliards de scènes animées qui les traversèrent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Je pense ce soir aux milliers d'antennes intérieures qui, des plaines landaises aux vallées jurassiennes ont dû affronter la honte de l'obsolescence, l'opprobre de techniciens vulgaires venus installer une parabole, l'infamie de la déchetterie et tiens ici à leur rendre un dernier hommage avant que moi-même converti aux pratiques de mon siècle, je ne devienne un homo-numericus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous aimez ce texte,  merci de cliquer sur le "f" de Facebook ci-dessous afin de partager celui-ci avec  vos amis ou de laisser un commentaire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5085921242010685851-1382869797243131844?l=pgoetzinger.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/1382869797243131844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2011/12/en-mal-dondes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/1382869797243131844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/1382869797243131844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2011/12/en-mal-dondes.html' title='En mal d&apos;ondes'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-3B2Vcqv7MV4/TvBh_DzKCxI/AAAAAAAAABc/-mFbjJRh1rI/s72-c/antenne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5085921242010685851.post-3920895483553505716</id><published>2011-12-18T13:07:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T04:10:40.975-08:00</updated><title type='text'>Je hais les Pères Noël</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Ils sont légions à prétendre au titre, les pères-fouettard, père-Ubu, per-colateurs, per-chistes, per-cepteurs, per-formants, per-sifleurs, pér-ipatéticiens, per-tinents, per-ceptibles, per-emptoires, per-icoloso sporghesi, per-vers pépère, et j’en passe. Pourtant, rien à faire, dès le mois de décembre ils se font supplanter par le maître, le caïd, l’intouchable, le boss, le pacha, le nabab, le grand patron à savoir Môssieur Le Père-Noël. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Voilà un type qui se balade en pyjama rouge et bottes de skaï avec barbe et moustache de Robinson dans les supermarchés, les grands magasins, les restaurants, embrasse nos enfants, les prend sur les genoux et....rien. En temps ordinaire, une armée de  vigiles méchants et hargneux auraient, tels des pitbulls avides de victimes expiatoires, enfoui la crosse de leur flashball rutilant dans l’abdomen avachi de l’usurpateur empourpré. Des juges en mal de notoriété, précédés de leur caméraman, tels une horde de requins-marteaux par leurs poissons pilotes, auraient inculpé, écroué, aveux extorqué, jugé. Et là rien. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;La créature gavée à la protéine du commerce et du capitalisme triomphant parade, adulée, encensée, ovationnée, plébiscitée, photographiée. Elle passe en prime-time sur l’ensemble des chaînes de télévision. Elle fait bomber les tiroirs-caisses des marchands repus, trembloter de plaisir les triples mentons des industriels adipeux. Elle pervertit le rêve et le mystère. Car ce n’est plus UN père Noël que l’enfant  espère au soir du 24 décembre, blotti dans son lit, nimbé de sa naïveté de 5 ans, inquiet que le vénérable vieillard ne glisse sur les lauzes humides, ne coince sa panse épanouie par les libations interstellaires dans le conduit trop étroit de la cheminée goudronnée ou pis encore qu’il manque la maison, vu qu’on vient de déménager et qu’il n’y a pas encore le nom sur la boîte à lettres. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Ce n’est plus ce mythe d’une nuit froide Lapone qui habite les rêves des enfants urbains ..... mais une armée de clones encapuchonnés et embarbés lâchés dans la ville. Dès le début décembre, venus en mobylette, scooter, vélo, tramway, bus, rickshaw, triporteur de Bobigny, Belleville, Argenteuil, les Minguettes, le Vieux-Port ou la Canebière, ce bataillon en haillons magenta, ces intermittents du spectacle du libre-échange moins boulevardier que l’hôtel du même nom, s’insinuent dans les temples du jouet et de la consommation effrénée avec la bénédiction de ses grands prêtres gardiens de la marge nette. Et nos enfants se font happer par ces mauvaises doublures aux doigts jaunis à la gauloise, à l’haleine 1664 et dont la barbe mal ajustée donne des airs de nains de Blanche-Neige goguenards atomisés au Picon-bière. Et nos enfants se font photographier à côté de ces figurants à contre-emploi pour le prix d’un Diderot dans la Pléïade, un rictus de peur leur déformant la lèvre supérieure car ils ont crû reconnaître Ben Laden ou Guy Georges sous le capuchon bordé d’une hermine hépatique..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Oui, je hais ce père Noël, catalyseur de nos décadences mercantiles, ce père Noël distributeur de jouets  thermoformés aux moules indo-phillipins, de poupées aux airs vulgaires dont les tresses ont engourdi les petits doigts grâciles d’une main-d’oeuvre si bon marché, d’armes plus réalistes encore que la Kalach du sergent russe qui contemple les ruines fumantes d’un village tchétchène. Je hais ces serviteurs matelassés à la solde des détrousseurs de rêve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Car bien sûr le Père-Noël, le vrai, existe, c'est certain, et le menton posé sur l’onctuosité cotonneuse d’un cumulo nimbus géostationnaire il observe avec tristesse le balai frénétique de ces pauvres usurpateurs. Sur son traîneau des jouets en pin, des poupées en tissus qui ne demandent qu’à être bébé, petite soeur, confidente, des rondins de bois qui auraient pu être forteresse, radeau,  lui semblent bien dérisoires face aux attentes préfabriquées à coup de spots cathodiques inhibiteurs d’imaginaire.     &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Il est vieux, si peu de taille à lutter contre l’émergence de ce bonheur prémâché, pasteurisé, calibré, normalisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Pourtant, il se ressaisit, houspille d’une stratosphérique éructation les quelques rennes harnachés  grelottant en si bémol et part pour sa tournée en faisant grincer les patin de bois d’érable sur quelque poussière d’étoile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:85%;"&gt;Le vieil homme rouge reprend du poil de la comète. Oui il va se battre, monter un front du refus avec les papa-poules, les mères-courage, les poètes, les rêveurs, les anarchistes, les artistes, les navigateurs,  les bergers de tous continents. Ils iront voir chaque enfant dans chaque maison et réinsuffleront en chacun cette part d’émerveillement et d’innocence qui souvent vascillle au vent fétide des normalisateurs mercantiles et liberticides mais jamais ne rompt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous aimez ce texte,  merci de cliquer sur le "f" de Facebook ci-dessous afin de partager celui-ci avec  vos amis ou de laisser un commentaire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5085921242010685851-3920895483553505716?l=pgoetzinger.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/feeds/3920895483553505716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2011/12/je-hais-les-peres-noel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/3920895483553505716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5085921242010685851/posts/default/3920895483553505716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pgoetzinger.blogspot.com/2011/12/je-hais-les-peres-noel.html' title='Je hais les Pères Noël'/><author><name>Pascal Goetzinger</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12764466205489419877</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
